Nous sommes en contact avec une association humanitaire « Pujili » basée dans une ville du même nom près de la capitale, Quito. Pujili signifie « posada de juguetes » : auberge à jouets…ce qui sonne bien avec le nom que nous avons donné à notre projet, « Chicorazón », qui évoque les idées d’enfance (chico), de solidarité (corazón), de réalisme et de sérieux (razon). Notre projet l’intéresse vivement d’autant plus qu’elle est en relation avec un groupe de jeunes de notre âge (entre 14 et 30 ans) qui s’occupent d’enfants (enseignement, garderie…), aident les gens pauvres dans les campagnes et participent à des travaux légers de construction et rénovation de bâtiments (maisons, écoles…). Le but de l’association est de « favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre nos pays et les pays d’Amérique Latine, et spécialement de donner aux jeunes Sud-américains de milieux pauvres un meilleur accès à l’enseignement et de meilleures conditions pour s’instruire. Il faut savoir que là-bas, dans des milieux moins favorisés, les enfants arrêtent l’école très jeunes pour travailler, en particulier les filles ; même ceux qui vont à l’école doivent en plus s’occuper du bétail ou des travaux agricoles et ménagers » (explications de Daniel HOOFT, belge, président de l’association « Pujili »). Le fait que d’autres jeunes s’intéressent de près à leur condition les valorise et les fait exister en tant qu’enfants, condition qu’ils perdent trop vite car ils sont très tôt assignés à des tâches d’adultes.

L’association est donc prête à nous accueillir l’été 2007, du 19 juillet (nous décollons le 18 de Pau) au 12 août, et met tout en œuvre pour nous recevoir le mieux possible. Notre collaboration a commencé en janvier 2006 ; depuis nous communiquons très régulièrement avec Daniel Hooft, qui est venu nous rencontrer et vit à présent là-bas, ainsi qu’avec les autres responsables équatoriens pour organiser notre séjour et mettre en place, d’ici l’été 2007, les actions que nous mènerons.

  • Les actions

Outre du matériel scolaire (stylos, cahiers), nous allons acheminer les médicaments dont ils ont besoin et mener une campagne d’hygiène avec l’association, en partenariat avec le municipalité de Pujili. Les enfants rencontrent beaucoup de problèmes de santé, dus la plupart du temps à des épidémies. Par manque de moyens, en particulier à cause de la corruption qui paralyse la population, les familles ne peuvent accéder aux soins dont elles ont besoin et les 1° victimes en sont les plus fragiles : les enfants.

Pour cela nous serons auprès des élèves de l’école de Pujili durant plusieurs journées et aborderons ce thème en le mettant en scène avec eux, ce qui constituera un moyen de communication ludique. Egalement cette rencontre sera l’occasion de mettre en valeur notre patrimoine puisque nous partagerons nos cultures, nos traditions. Il est ainsi prévu à l’issue de notre séjour avec eux de présenter publiquement un spectacle mélangeant notre folklore béarnais et le leur, symbole de ce lien que nous aurons tissé.

De plus, avec les jeunes de « Pujili » nous effectuerons : · du travail social dans une communauté indigène, · des activités d’aide auprès des pauvres (rénovation d’habitat), des paysans (moisson), · participerons à des veillées avec les jeunesses rurales du coin.

Nous serons hébergés par un couple d’enseignants de Pujili et partagerons le quotidien des jeunes de l’Association, des enfants de l’école. Toutes ces actions nous permettront de développer un véritable échange culturel, que nous souhaitons approfondir sur le long terme. En effet, nous comptons tout d’abord, à notre retour, partager notre expérience avec tous ceux qui nous auront suivis, aidés, soutenus (écoles, collectivités locales, entreprises, associations) puis, avec l’association Familles Rurales à laquelle nous appartenons, poursuivre l’aide apportée et ce lien que nous aurons créé, par divers moyens : parrainages d’enfants, échanges, accueil d’autres jeunes dans le groupe, nouveaux projets…

C’est ainsi que notre projet se dessine un peu plus, jour après jour, depuis un an et demi. Nous avons pris le temps de bien analyser les besoins des équatoriens, en lien avec l’Association « Pujili », afin de mettre en place des actions efficaces et concrètes, basées sur l’échange.